Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 10:17

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQacBjmoPxxr4YaYqHkHSiO3yrPKETF4hDa51rPpUAkTRMmC-9j

Dans un parcours de cinéphiles, l'on est amené, au gré des hasards, à voir de tout, et c'est tant mieux. Je suis persuadé que les mauvais films, au même titre que les bons, participent à l'édification d'une culture. Même si cela donne l'impression de perdre son temps, voir du mauvais ou du médiocre a au moins un mérite: permettre d'apprécier à sa juste valeur l'excellence. Après tout, comment pourrait-on se rendre compte de la difficulté de créer si l'on ne voyait que des chefs-d'oeuvre?
Piège en aux troubles est un polar totalement inoffensif, qui se contente de réutiliser les sentiers balisés du genre avec une mise en scène digne d'un téléfilm. Malgré une surprise vers la fin (qui tient plus du coup de théâtre forcé et invraisemblable que d'une conclusion vraiment construite), l'ensemble se révèle très prévisible. Même si le film repose en grande partie sur ses épaules, Bruce Willis ne vous fera pas oublier qu'il a déjà fait baucoup mieux, et Sarah Jessica Parker n'est utilisé que pour son joli minois. Quant au fameux tueur qui accapare toute l'intrigue et se révèle à nous dans les dernières minutes, il est insupportable de cabotinage, faisant à lui-seul basculer le film dans le grand-guignol.

Bref, Piège en eaux troubles, comme le suggère son titre, est un petit naufrage sans éclats, un bon petit nanar du dimanche soir sur lequel il n'est pas utile de s'attarder... 

3/10 

Repost 0
Published by julien77140 - dans Les Evitables
commenter cet article
12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 22:33

 

http://www.telecharger-film.eu/telecharger/affiche-kill-list,filmCinema,11512,image1,fr1339740201,L160.jpg

Précédé d'une réputation flatteuse, relayé par le très bon accueil critique et public, Kill List est le dernier électron libre made in UK. Pourtant, à la sortie du film, l'on est en droit de se demander la justification d'un tel enthousiasme.
Le scénario est un non-sens total, enfilant des situations faussement originales (la vie de famille d'un tueur à gages; la relation entre les deux compères tueurs) en prenant soin de les dissimuler sous un fatras de dialogues "cocasses" ou de disputes dramatisantes, afin d'opérer un virage à 180° pour se conclure dans un salmigondis ésotérique et paranoïaque totalement invraisemblable. La multiplicité des genres se confrontant au sein du récit, qui fait passer aux yeux de beaucoup le réalisateur pour un virtuose de la polyvalence, ne fait réellement que renforcer l'aspect brouillon de Kill List. La fin en forme de twist est à cet égard particulièrement révélatrice sur les intentions malhonnêtes du projet, mettant complètement à nu l'exercice de style jusque-là habilement masqué derrière les prétentions soi-disants auteurisantes. En fait, pour parvenir à faire avaler au spectateur l'incongruité et le vide du scénario, Ben Wheatley adopte une attitude très rusée. Kill List repose intégralement sur deux éléments: la bande-son et le montage. La première inonde le film, contenant tout ce qu'il faut de bruitages flippants ou de musique morbide pour donner l'illusion d'une ambiance, alors que le second, tout en coupes brutales et anarchiques, fait office de cache-misère face à une mise en scène faussement virtuose. Wheatley n'est pas non plus avare en effets-chocs, à travers de nombreux éclairs de violence, mais tout cela reste assez vain (surtout sur la fin), voire même complètement gratuit. Reconnaissons tout de même que la course-poursuite dans les tunnels est un moment de peur intense, à faire pâlir les aficionados de Rec et consorts. Au final, ce qui dérange le plus dans Kill List, au-delà de l'expérience éprouvante qu'il fait passer au spectateur, c'est le manque de sincérité dans la démarche, et le manque de contenu dans le discours.

Voir Kill List, c'est sourire ou flipper (parfois), attendre ou s'énerver (souvent), mais c'est surtout avoir la désagréable impression d'assister à un film prétentieux qui n'a strictement rien à dire. 

4/10 

Repost 0
Published by julien77140 - dans Les Evitables
commenter cet article
11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 17:40

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSTpngdvy0lBmivlR1oOHoDUJupGGpIzG6im3QpnUCWCyrQvHUD2Q

En renouant avec ses premières amours, qui ont vu naître deux des plus grands films de science-fiction (Blade Runner et Alien), Ridley Scott était attendu au tournant avec Prometheus. L'on était en droit de penser qu'un tel cinéaste, même en perte de vitesse ces dernières années, accoucherait enfin du grand film de science-fiction que l'on attend depuis plus de dix ans (Gattaca étant la dernière pierre de l'édifice). 
Prometheus accuse d'emblée un déséquilibre entre les boursouflures du script et la froide rigueur du style visuel:au final, dans l'un comme dans l'autre, Ridley Scott passe un peu à côté. Ses embardées métaphysiques laissent de marbre: là où Alien développait un univers sombre empli de questions d'autant plus fascinantes qu'elles étaient laissées sans réponses, le propos, croûlant sous ses ambitions philosophiques démesurées, se révèle simpliste, et, plus grave, à sens unique. Avec Prometheus, Scott met non seulement à nu de façon peu convaincante toute la mythologie qu'il a créé, mais il s'égare dans l'élaboration d'une autre bien plus consensuelle et prétentieuse, en brodant sur les origines de l'humanité un discours explicatif brouillon, qui laisse de nouvelles questions en suspens, jeu lassant qui augure d'une inévitable suite. Si le travail visuel sur les décors est irréprochable (Scott semble d'ailleurs davantage intéressé par la mise en place d'un univers futuriste crédible, avec moults écrans tactiles et autres gadgets numériques, qu'une histoire un temps soit peu solide), le nouveau bestiaire est parfois à la limite du mauvais goût (en même temps, difficile d'égaler l'inventivité et la perfection de l'Alien...). Hormis une séquence de césarienne particulièrement savoureuse, Prometheus ne retrouve jamais la splendeur viscérale et claustrophobe du chef-d'oeuvre de 1979.
Prometheus est un travail de faiseur, certes plutôt habile (et encore...), mais incroyablement vain, symptômatique d'un cinéaste sur le déclin qui n'a plus suscité l'enthousiasme depuis plus de dix ans. Grosse déception.

4/10

 

Repost 0
Published by julien77140 - dans Les Evitables
commenter cet article
11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 17:10

http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTTm0F4KuQVaRc6yqXBrPo74KyO6eHyDr_gY9qhmmO3IaqEamgT

Park Chan-Wook compte parmi les figures de proue du cinéma coréen actuel, imposant un style grandiloquent aux très graphiques accès de violence. Pour autant, si l'on met de côté Old Boy, véritable coup de génie sorti de nulle part, la filmographie du cinéaste coréen reste somme toute peu convaincante, avec des films oubliables (Sympathy for Mr. VengeanceLady Vengeance) voire d'autres carrément nauséeux (l'immonde segment du triptyque Coupez!). Avec Thirst, cette impression semble malheureusement se confirmer...
Dans Thirst, Park Chan-Wook n'est qu'un faiseur clinquant et prétentieux qui, malgré ses tentatives de s'inscrire dans la lignée des films d'horreur romantique, ne parvient pas à masquer la vacuité totale de ses effets. La transposition de Thérèse Raquin est si peu convaincante (sur le papier, l'idée était pourtant intéressante) que le spectateur ressent la désagréable impression d'assister au travail d'un artiste qui hurle à chaque instant: "Vous avez vu comme je suis intelligent, je connais la culture occidentale, j'ai lu du Zola quand même!". Seulement, le cinéaste coréen n'atteint jamais la puissance trippale et l'atmosphère anxiogène de l'écriture de Zola, à aucun moment les personnages ne semblent exister par eux-même, et Chan-Wook s'autorise même des illustrations littérales qui confinent au grotesque (les plans où le cadavre, affublé d'un sourire ridicule, s'insinue entre les deux protagonistes quand ils font l'amour). Le spectateur pourra à la limite se consoler de la pauvreté et de l'invraisemblance du récit avec une ou deux scènes particulièrement torrides, mais la surcharge d'effets stylisés finit par fatiguer. En fait, seule la fin mérite qu'on s'y attarde: malgré la lourdeur du style, elle parvient à dégager un semblant d'émotion, de poésie, qui, sans racheter tout ce qui a précédé, permet au film de se conclure sur une note un peu moins amère.

3/10 

Repost 0
Published by julien77140 - dans Les Evitables
commenter cet article
20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 12:55

http://2.bp.blogspot.com/-Tjj9kOmu0UY/Tf06LdSlR1I/AAAAAAAAGcI/UdMWv8gQOPI/s1600/Crazy%2BStupid%2BLove_2011.jpg

Après un passage à vide dans ma gestion de ce blog, faute de temps, la reprise de mon activité critique se fait avec cette comédie américaine qui a fait sensation l'année dernière: Crazy stupid love.
Le film, finalement incroyable de lisibibilité, est assez symptômatique du "gros" cinéma américain d'aujourd'hui, qui se contente d'afficher un gros casting ou d'aligner les effets de manche pour mieux masquer un scénario réduit à l'état de schéma figé et la vacuité d'un message frontalement puritain. De Crazy stupid love, il faudrait retenir la première heure, qui, sans être révolutionnaire, avait le mérite de savoir faire (sou)rire et de bousculer les sacro-saintes valeurs américaines avec une énergie plutôt commmunicative. Cependant, la suite voit le film "rentrer dans le rang", si je puis dire, en sombrant dans la guimauve romantique et le puritanisme le plus éculé. Crazy stupid love affiche ici ses limites, empêtré dans un récit binaire et cadenacé. Plus grave, par ce contre-pied, le film se pose de façon prétentieuse et politiquement correct en accusation du libertinage et du célibat parsemé de conquêtes d'un soir, prônant les valeurs conservatrices du mariage, de la fidélité et de la famille, hissant un étendard à la prédestination à l'amour absolu entre deux êtres, au concept enfantin de l'âme-soeur, avec une naïveté étonnante de fadeur et d'académisme freulaté. Du casting prestigieux, seul Steve Carrell dépasse le stade de la simple affiche figurative (Gosling est utilisé uniquement pour son physique, Julianne Moore reste fade, Kevin Bacon est inexistant, Marisa Tomei caricaturale et Emma Stone transparente).

Au-delà de la platitude de la mise en scène, c'est bien le côté puritain de son scénario qui fait de Crazy stupid love une comédie finalement sans saveur, et ce malgré une première heure très agréable à suivre.

4/10

Repost 0
Published by julien77140 - dans Les Evitables
commenter cet article
6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 08:34

http://cdn-premiere.ladmedia.fr/var/premiere/storage/images/racine/film/les-vies-privees-de-pippa-lee/14323090-22-fre-FR/Les-vies-privees-de-Pippa-Lee_fichefilm_imagesfilm.jpg

Il est étonnant de voir comment, avec toutes les cartes en main pour réussir, Rebecca Miller désamorce toute tentative pour parvenir à être à la hauteur. Déjà, elle réussit à éteindre complètement les promesses d'un casting a priori intéressant. Robin Wright Penn et Alan Arkin ont beau être sympathique, ils ne peuvent compenser entre Winona Ryder et Maria Bello, tellement hystériques que leur jeu confine au grotesque, Keanu Reeves, plus monolithique que jamais, ainsi que Julianne Moore et Monica Bellucci, renvoyées au simple rang d'apparitions. Si les intentions de départ étaient louables, avec un synopsis plutôt attirant, la mise en scène de Rebecca Miller est d'une telle platitude, et le récit tellement handicapé par les longueurs et des dialogues ineptes pour la plupart, qu'il est peu de dire que l'on s'ennuit. Sur l'heure et demie que dure Les vies privées de Pippa Lee, peut-être vingt minutes sont à sauver. Le reste n'est qu'émotions consensuelles et lourdeur indigeste.

4/10

Repost 0
Published by julien77140 - dans Les Evitables
commenter cet article
14 août 2011 7 14 /08 /août /2011 11:51


La vie nouvelle, ou comment mettre le paquet sur la forme (photographie, éclairages et ambiance sonore) au détriment d'un récit purement et simplement nié. La vie nouvelle, ou comment montrer du morbide jusqu'à l'écoeurement, de la lenteur poseuse jusqu'à l'épuisement. Ici, les corps sont froids, sous tensions, sans âmes: les personnages nous laissent indifférents, ils ne semblent pas exister au-delà de leur apparence physique, et l'interprétation mécanique des acteurs participe à cette démarche d'ensemble d'un projet artistique qui se veut expérimental mais ne parvient pas à dépasser le stade du film austère et indigeste. La vie nouvelle est une oeuvre qui a néanmoins le mérite de ne pas chercher à plaire. Seulement, elle ne semble exister que pour elle. A trop chercher comment filmer, Philippe Gandrieux en a oublié ce qu'il filmait.

Bref, vous l'aurez compris, La vie nouvelle est un film sans queue ni tête, pas franchement recommendable: même s'il contient quelques séquences intéressantes, c'est trop peu au regard de l'irritation et de l'ennui qu'il suscite sur la longueur.

4/10



Repost 0
Published by julien77140 - dans Les Evitables
commenter cet article
14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 16:32

  La mise en scène est sans tensions, sans atmosphère, les dialogues sont sans intérêts, et les acteurs se débattent comme ils peuvent. Shuttle se caractérise donc par un ensemble terne, qui se veut angoissant et violent mais reste basique et gentillet. Le récit, particulièrement lourdingue, multiplie les rebondissements douteux, jusqu'à une conclusion étonnante et bienvenue, car osée et implacable, qui vient sauver la mise en permettant au film d'atteindre, pour la première et unique fois, une sorte de terreur glacée, silencieuse et crédible, une fatalité lucide.

Un film oubliable.

4/10



Repost 0
Published by julien77140 - dans Les Evitables
commenter cet article
11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 12:56


La déception est tellement grande à la sortie de ces Créatures féroces, que l'article qui lui est consacré sera délibérément écourté.
L'équipe du désopilant Un poisson nommé Wanda se reforme pour le pire dans ce film. Jamie Lee Curtis est toujours aussi aguichante, mais Michael Palin et John Cleese sont transparents, et, fait autrement plus inquiétant, Kevin Kline a perdu toute sa folie qui faisait de son personnage d'Un poisson nommé Wanda l'un des plus drôles de l'histoire du cinéma: il surjoue ici à en faire peur, et c'est avec une grande tristesse que l'on voit un grand comique se vautrer dans la médiocrité la plus totale. Le script peine ne serait-ce qu'à susciter le sourire, même si, à deux ou trois reprises, le rire se déclenche. Pire, il se permet de recycler certaines situations de Wanda, en les vidant de toute leur substance. Bref, vous l'aurez compris, ces Créatures féroces sont à éviter...

3/10





Repost 0
31 août 2010 2 31 /08 /août /2010 14:57

Terry Gilliam met son inventivité visuelle au service d'une comédie hallucinatoire avec Las Vegas Parano. Mais le trip jubilatoire attendu n'est pas vraiment au rendez-vous, à cause d'un cruel manque de substance dans le scénario.
Terry Gilliam n'a pas son pareil pour créer des univers loufoques et décalés, et l'on sent le plaisir qu'il a eu à filmer ce film. Dès les premières images, Las Vegas Parano impose son style de comédie déjantée. Il en sera de même pendant les deux heures du film. Ici, l'histoire n'est qu'un prétexte pour enchaîner des séquences plus délirantes les unes que les autres. La mise en scène restitue admirablement l'atmosphère du récit, avec cette superbe photographie qui met en avant des couleurs vives et contrastées. Et que dire de Johnny Depp, sinon qu'il est génial: il est tellement à l'aise, tellement frappé dans la peau de son personnage que Benicio Del Toro ne parvient pas à rivaliser. Seulement, Las Vegas Parano souffre cruellement du manque d'un véritable scénario, si bien que le récit finit par tourner à vide, et le spectateur par se lasser. Pourtant, le film impose un rythme d'enfer, sans cassure, jamais à cours de situations comiques, mais l'ensemble se répète, d'où un comique qui ne fait plus d'effet et un ennui qui ne cesse de grandir.

Las Vegas Parano est un trip déjanté et original, un film complètement fou, une expérience hallucinatoire comme vous n'en aurez jamais vu. Malheureusement, le scénario est beaucoup trop maigre pour attirer l'attention du spectateur sur la durée (rares sont les comédies qui parviennent à conserver leur efficacité sur près de deux heures). Dommage, car l'interprétation et l'atmosphère du film auraient pu donner naissance à un moment de cinéma véritablement jouissif.

4/10



Repost 0
Published by julien77140 - dans Les Evitables
commenter cet article

Présentation

  • : Le Point Critique
  • Le Point Critique
  • : La longue élaboration de ce blog de critiques cinématographiques est le témoignage de ma passion pour le Septième Art. J'écris ces critiques davantage pour partager mon point de vue sur un film que pour inciter à le voir. Ainsi, je préviens chaque visiteur de mon blog que mes critiques peuvent dévoiler des éléments importants de l'histoire d'un film, et qu'il vaut donc mieux avoir préalablement vu le film en question avant de lire mes écrits.
  • Contact

Profil

  • julien77140
  • Depuis très jeune, l'art est omniprésent dans ma vie: cinéma, musique, littérature... Je suis depuis toujours guidé par cette passion, et ne trouve pas de plaisir plus fort que de la partager et la transmettre aux autres.
  • Depuis très jeune, l'art est omniprésent dans ma vie: cinéma, musique, littérature... Je suis depuis toujours guidé par cette passion, et ne trouve pas de plaisir plus fort que de la partager et la transmettre aux autres.

Recherche

Archives