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2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 23:18

Collection AlloCiné / www.collectionchristophel.fr

Porté par un Patrick Dewaere touchant de vérité, Un mauvais fils s'affirme comme un grand drame humain sous la caméra respectueuse et sensible de Claude Sautet.
Si l'histoire et la réalisation sont impeccables mais ne font preuve d'aucune originalité, Un mauvais fils convainc tout particulièrement par la densité de ses personnages et l'excellence de son interprétation. On sent que le réalisateur, Claude Sautet, s'intéresse davantage aux êtres, à leur état d'esprit, leur tourment, la grisaille de leur quotidien, leur bref moment de joie, qu'à une histoire véritablement étoffée. La stratégie s'avère payante car, au final, le spectateur a la très forte impression que le réalisateur de César et Rosalie capte l'instant avec une vérité et une sensibilité aiguisées, pour au final, nous livrer une tranche de vie dans toute sa "complexe simplicité", à la fois brute et douce, calme et intense. A travers cette histoire, Sautet décrypte les relations difficiles entre un père et son fils, séparé par l'absence de la femme qu'ils aiment, et capte cette nécessité d'avancer malgré les malheurs que réservent la vie. La tension sous-jacente du long-métrage explose lors de deux séquences marquantes : à la sortie du bar, quand le père accuse son fils d'être la cause de tous ces malheurs; et cette séquence poignante où les deux en viennent quasiment aux mains sous le regard ébahi de la maîtresse du père. Le casting est uniformément exceptionnel: Patrick Dewaere assure en tête d'affiche, si bien qu'il se confond totalement avec ce personnage particulièrement complexe qu'il joue. Il est secondé par une pléiade de seconds rôles excellents: Yves Robert, Brigitte Fossey, Jacques Dufilho et Claire Maurier.

Drame humain particulièrement émouvant, Un mauvais fils repose essentiellement sur la force de son interprétation et la puissance de son étude de personnages tourmentés par la vie.

7/10



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31 octobre 2010 7 31 /10 /octobre /2010 08:27

Collection AlloCiné / www.collectionchristophel.fr

Attache-moi ! se base sur une idée plutôt original, à savoir un soi-disant déséquilibré qui séquestre une actrice dans le but qu'elle tombe amoureuse de lui.
Almodovar n'a pas son pareil pour mettre en valeur les femmes à l'écran: Victoria Abril est ici resplendissante. A travers une mise en scène toujours aussi vive et colorée, le cinéaste ibérique développe une histoire tragi-comique empreinte de tensions sexuelles. Le duo Victoria Abril/ Antonio Banderas est parfait, secondé par une galerie de personnages originale. En s'organisant autour de cette relation étrange entre les deux personnages principaux, le scénario, bien que prévisible, sait manier l'intensité dramatique et l'évolution des personnages: souvent hilarant, parfois tendu, jamais ennuyeux, le film d'Almodovar contient une joie de vivre assez exaltante. Histoire d'amour décalée mais qui sonne vraie, Attache-moi ! met en relief l'ambiguité des personnages, et nous offre une plongée assez caustique (tout en restant tendre) dans le milieu cinématographique, avec ses mouvements incessants et cette improvisation organisée, si je puis dire, tant regorgent les éléments que l'on ne maîtrise pas.

 Dominé par la superbe Victoria Abril, Attache-moi ! est un très bon cru de la part de Pedro Almodovar. Vivant, coloré, hilarant, tendu, érotique, décalée, les attributs ne manquent pas pour qualifier ce vrai bon film.

8/10



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31 octobre 2010 7 31 /10 /octobre /2010 08:03

Universal Pictures International France

Pour la première fois, un film s'attache au mythe de Woodstock comme fondement de son histoire. Et le résultat, bien que plombé par certaines longueurs, se révèle convaincant.
Le film met un temps interminable à démarrer: l'ennuie s'installe rapidement. Heureusement, la suite s'avère bien plus généreuse. Le parti-pris original de ce film, c'est d'utiliser le contexte de Woodstock sans jamais voir le concert à l'écran, de raconter une petite histoire de famille dans la grande aventure humaine que fut ce concert mémorable. Ang Lee s'attache à son personnage principal, pose sur lui un regard à la fois plein de respect et de tendresse. Les scènes intimistes en famille, qui constituent le centre névralgique du récit, se révèlent bien plus hilarantes et émouvantes dans la seconde partie. Mais le réalisateur de Tigre et dragon parvient aussi, dans cette urgence des images qui retranscrit à merveille ce bazar organisé, à restituer cette ambiance, cette atmosphère si caractéristique de l'époque. Le sommet du long-métrage d'Ang Lee restera cette séquence aussi brève que magnifique de cette vision sous acide du concert au sommet d'une colline.

Portrait familial, Hôtel Woodstock n'en oublie pas d'être le portrait d'une époque. Ang Lee nous montre avec talent que Woodstock était avant tout une exceptionnelle aventure humaine.

7/10



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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 16:12

Haut et Court

Grosse surprise française de l'année 2007 réalisé par une ancienne élève de la Femis, Naissance des pieuvres est un film tout droit venu de France comme l'on aimerait en voir plus souvent.
Voilà un premier film singulier: en prenant pour thème central une facette de l'adolescence qu'est la naissance trouble du désir, Céline Sciamma propose une focalisation absolue sur son trio de personnages. En effet, ici, jamais les parents n'apparaîtront à l'écran, et les garçons sont tout juste aperçu, et ce parti-pris ne masque à aucun moment un volonté de stigmatiser l'éducation ou une quelconque critique sociale, la caméra ne s'attache qu'à ces trois adolescentes, elles sont le centre de toutes les attentions. En décrivant leur parcours au quotidien, en ne s'embarrassant d'aucuns superflus psychologiques, Céline Sciamma parvient à capter avec une force indéterminée les sensations, la confusion des sentiments où se mêlent amour et haine que constitue ce premier éveil à la sexualité, sans donner de réponses toutes faites, préférant manier l'ambiguïté. Toute l'ambivalence de la fin de l'enfance est là: la cruauté fusionne avec la sensibilité, la tension y côtoie la douceur, bref tout est là pour mettre en exergue cette perte de repère que subissent les trois protagonistes principales. De plus, là où bon nombre de long-métrages sur des thématiques similaires sombrent dans des dialogues creux, celui-ci de démarque, préférant le silence au déluge de parole, les sensations confuses aux bons sentiments naïfs. La fin se démarque par son lyrisme enjoué et sa subtile volonté d'ouverture qui traduit ce choix de rien imposer ni aux personnages ni aux spectateurs. La mise en scène se révèle à la hauteur du script. Alternant réalisme et onirisme notamment vers la fin, la caméra de Céline Sciamma capte les états d'âme, sait filmer les visages, et parvient, à l'aide d'une très belle bande-son, à instaurer une atmosphère planante et forte. Mais que serait Naissance des pieuvres sans l'interprétation de personnages qui constituent sa raison de vivre? Les jeunes actrices sont absolument exceptionnelles: Pauline Acquart rend toute la complexité de son personnage, et lui confère même une sourde mélancolie, une intériorité fascinante qui se révèlent incroyablement subtiles pour une actrice de cette âge. Quant à Adèle Haenel, elle est superbe d'ambivalence, à la fois faillible et inaccessible, confiante et fragile, cruelle et douce.

Tout, de la sensibilité du scénario à la mise en scène superbe en passant par l'incroyable jeu des actrices, fait de Naissance des pieuvres un film brillant qui laisse une trace dans le coeur du spectateur. Enfin un vrai film original et profond sur l'adolescence (vu ici, je le rappelle, du côté exclusivement féminin)!

8/10



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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 15:37

Ernest B. Schoedsack, réalisateur mythique de King Kong, s'attache à une nouvelle de Richard Connell pour ce film. D'un matériau de départ qui constitue une sorte d'idéal du film d'aventures à tendance survival, le duo de réalisateurs tirent une oeuvre pleinement divertissante, d'une force atypique qui lui permet d'échapper aux blessures du temps.
Tourné en même temps que King Kong pour des questions d'économie en utilisant le même décor, La chasse du comte Zaroff s'impose très rapidement comme une oeuvre formidable, à l'ambiance trouble puis violente, au suspens haletant, qui atteint son paroxysme lors d'une longue séquence de chasse qui tient le spectateur en haleine comme rarement. Preuve s'il en fallait une qu'avec peu de moyens on peut passionner le spectateur... Les acteurs sont crédibles, Leslie Banks en tête. Le récit conserve toute la substance de l'histoire d'origine, mais les cinéastes ont eu la mauvaise idée typiquement hollywoodienne d'y inclure une histoire d'amour qui ne fait qu'alourdir le récit et lui fait perdre en animalité. De plus, les dix dernières minutes du long-métrage sombrent quelque peu dans le grand-guignol, et cet happy-end une fois de plus causé par Hollywood fait perdre en intensité un récit qui, dans la nouvelle originale de Connell, se terminait beaucoup plus subtilement, c'est-à-dire de façon totalement ouverte.

La chasse du comte Zaroff est un pur plaisir de cinéma, malgré un final décevant. On ne peut que manifester son impatience d'une éventuelle relecture moderne de cette fantastique histoire, qui, entre les mains d'un réalisateur de qualité, pourrait muer en survival brutal et crépusculaire teinté d'une vision sans concession de l'être humain.

7/10



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26 octobre 2010 2 26 /10 /octobre /2010 17:53

Succès surprise de cette fin d'année 2010, Des hommes et des dieux est une oeuvre sobre et exigeante qui véhicule des thèmes particulièrement forts.
Xavier Beauvois opte pour une mise en scène réaliste, élégante et respectueuse malgré une austérité parfois pesante. Le récit, épuré à l'extrême, gagne en intensité au fur et à mesure de sa progression, et Beauvois a l'intelligence de conclure son oeuvre sur une dizaine de minutes superbes: la beauté gracieuse de la mise en scène donne corps à une mémorable séquence de dernier repas, et la volonté globale du projet de ne jamais sombrer dans la démonstration se ressent magistralement lors d'un plan final d'une sincérité et d'un respect absolus.  A travers une histoire simple, le film dépasse son contexte religieux pour délivrer un message beau et universel sur la tolérance, la cohabitation culturelle et la solidarité. Mené par une troupe d'acteurs en état de grâce (Michael Lonsdale et Olivier Rabourdin en tête), Des hommes et des dieux s'attache à retranscrire avec fidélité le quotidien de ces moines, dévoués jour après jour à une croyance qui les a unis entre eux et les a séparé de leurs proches. Beauvois insiste sur la puissance des liens qui les unissent à cette foi pour laquelle ils ont donné leur vie, et touche ainsi à des notions essentielles en s'interrogeant sur l'engagement et le fait de mourir pour une cause, rejoignant ainsi la superbe phrase de Camus: "mourir pour l'idée, c'est la seule façon d'être à la hauteur de l'idée". En cela, Des hommes et des dieux s'impose avant tout comme une histoire d'hommes, une déclaration d'amour à l'humanité.

Avec Des hommes et des dieux, le réalisateur du Petit lieutenant fait preuve d'humilité en restituant avec sobriété et élégance le parcours véridique et atypique de ce groupe de moines pris dans l'engrenage de l'Histoire. Cette oeuvre subtile et sensible met en exergue l'humain par le prisme de la religion, comme l'illustre l'ordre des mots dans le titre du film, car, au final, selon les dires du réalisateur lui -même, l'Homme mérite la première place.

7/10



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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 21:55

EuropaCorp Distribution

Pour son second long-métrage, Guillaume Canet transpose à l'écran un roman d'Harlan Coben. Le résultat, quoique maladroit, se révèle au final réussi par le pouvoir de séduction qu'il exerce sur le spectateur.
Canet réunit une troupe de valeurs sûres jusque dans les moindres seconds rôles, avec, en tête, François Cluzet, parfait, et Marie-Josée Croze, superbe. Si la mise en scène se révèle parfois bancale ou trop appuyée et le scénario brouillon sur la fin, le résultat se laisse regarder avec un véritable plaisir. Ne le dis à personne réussit même l'audace de surprendre avec des séquences d'une grande intensité: la course-poursuite avec la police, le rendez-vous dans le parc, et la scène finale des retrouvailles se révèlent suffisament fortes et maîtrisés pour emporter l'adhésion du spectateur.

L'élégance du casting, le développment de l'intrigue et la maîtrise de certaines séquences font de Ne le dis à personne un film particulièrement attachant. 

7/10



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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 12:55

Affiche américaine. The Weinstein Company

Nouveau-né du père Tarantino, Boulevard de la mort est le film de tous les extrêmes, si bien que l'on serait parfois tenté de l'appeler Boulevard de l'ennui, alors que, dans la globalité, il s'agirait plutôt d'un Boulevard de la jubilation.
Tout d'abord, quelques reproches sur ce film. Là où tous les films de Tarantino que j'ai pu voir jusqu'à maintenant brillaient par la force atypique de leur rythme, celui-ci s'embourbe à deux moments (les séquences d'intro respective des deux parties du film) dans des dialogues interminablement creux et inintéressants (chacune dure environ dix minutes: il faut parvenir à supporter, ce qui n'est pas une mince affaire...) qui cassent totalement le rythme: si la voiture du tueur est "death proof", c'est-à-dire à l'épreuve de la mort, le long-métrage n'est pas à l'épreuve de l'ennui. Mais Tarantino n'a pas son pareil pour organiser un délire filmique de haute volée. Fidèle à lui-même, le réalisateur de Pulp Fiction nous offre une BO toujours aussi extraordinaire: Chick Habit, d'April March, et le méconnu Down in Mexico, des Coasters, rythment notamment ce film survolté. Tarantino regroupe un casting féminin hallucinant de potentiel érotique, remarquablement mis en valeur par une mise en scène énergique. Quant à Kurt Russell, dans le rôle du tueur, il est incroyable de prestence et trouve à ce jour l'un de ses rôles les plus forts. On sent que toute cette troupe prend littéralement son pied, car elle nous transmet cet état d'esprit. Hommage absolu au série B d'antan, Boulevard de la mort convoque dans un premier temps les codes du slasher puis ceux des films d'action des années 70 riches en courses-poursuites, tout en les dynamitant de façon totalement jouissive. La structure narrative binaire se révèle plus paresseuse que lors des précédents films du cinéaste, mais l'intérêt ne réside pas vraiment dans le scénario. Avec ses bars paumés où l'alcool coule à flots et les jukes-box chantent sans arrêt, la première partie baigne dans une ambiance d'amérique profonde, et se révèle très séduisante, notamment pour ses actrices (Vanessa Ferlito, Sydney Poitier et Rose McGowan en tête). Quant à la seconde partie, elle gagne en décalage humoristique et en délire tarantinien ce qu'elle perd en séduction et en atmosphère. Quoi qu'il en soit, Boulevard de la mort marque les esprits pour certaines séquences: le lapdance et le premier meurtre sont respectivement des modèles d'excitation et de tension, d'érotisme et de de violence, mais les deux séquences anthologiques du film restent cette "accident volontaire" hallucinant qui clôt la première partie et cette course-poursuite haletante d'une vingtaine de minutes (excusez du peu!) qui termine le film. Ces deux séquences mettent en lumière, si cela restait à prouver, la maîtrise technique exceptionnelle du cinéaste et son efficacité à faire évoluer l'action.

Il ne serait pas injuste de dire que Tarantino tourne un peu à vide et à tendance à recycler ses propres films avec ce Boulevard de la mort. Cela étant, ce nouveau délire estampillé Tarantino reste une série B haut de gamme qui, au-delà de quelques défauts de rythme, trouve un véritable souffle jouissif par la force survoltée de sa mise en scène et la qualité de ses interprètes.

8/10



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16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 15:24

Film culte pour bon nombre de cinéphiles, La Jetée est une expérience de cinéma inédite à défaut d'être extraordinaire, même si l'on peut reconnaître de multiples qualités au travail de Chris Marker.
La Jetée se démarque dans un premier temps par un parti pris formel plutôt osé: cette succession d'images agrémenté de bruitages et d'une voix-off illustre de façon original son scénario. Si la mise en scène atteint quelques fulgurances où le temps semble comme suspendu (la femme dans son lit, avec pour l'unique fois du film une image en mouvement où elle cligne des yeux; et la séquence finale), l'ensemble formel reste quelque peu hermétique aux émotions et met en lumière les limites du procédé visuel choisi par Chris Marker. Le point fort du film reste incontestablement son récit (c'est d'ailleurs ce qu'en a retenu Terry Gilliam pour son Armée des 12 singes): parabole poétique et stupéfiante sur la force immatérielle des souvenirs et l'inéluctabilité du temps, ce scénario écrit par Chris Marker montre toute l'étendue du talent et de l'intelligence de son auteur. La perfection du mécanisme d'une intrigue qui se conclut sur une idée géniale, la beauté pudique d'une histoire d'amour impossible, la force des thèmes véhiculés avec, en toile de fond, le spectre d'une guerre mondiale qui alimente les craintes et renvoi au contexte politique de l'époque, font de l'ensemble un modèle absolu de cohérence, d'achevé et d'intelligence.

 La Jetée est une oeuvre importante davantage pour la richesse des idées d'un scénario exceptionnel que pour un procédé formel légitime mais qui tourne parfois à vide. A mi-chemin entre cinéma, photographie et littérature, un film qui ne manquera pas d'étonner et de nourrir la réflexion.

7/10



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10 octobre 2010 7 10 /10 /octobre /2010 14:39

Swashbuckler Films

Porté par un duo d'acteurs exceptionnels, The Molly Maguires se distingue comme un grand film par la force de son scénario, et les choix de sa mise en scène.
Si le canevas général ressemble à s'y méprendre à une épopée hollywoodienne, avec ce groupe de révoltés recherchés par un chef de police sans pitié et cette histoire d'amour prévisible entre deux personnes que tout oppose, The molly Maguires s'en démarque dans un premier temps par l'évolution de son récit, qui préfère s'en tenir à une analyse de personnages, et à aborder ses thèmes classiques avec force: l'amitié, la révolte, la trahison, l'ambition et l'espoir sont au coeur de ce film. Mais la mise en scène joue également sur plusieurs tableaux: Martin Ritt met en avant le réalisme de la situation, avec notamment cette stupéfiante introduction muette, tout en filmant cette histoire comme un western. Sean Connery et Richard Harris trouvent ici un rôle à la mesure de leur talent respectif: le résultat est incroyable. Quant à Samantha Eggar, un peu en retrait, elle permet à cette histoire d'amour de sortir des entiers battus. Le scénario tient en lui toute la puissance des grands classiques hollywoodiens d'antan: cette histoire d'infiltration tout ce qu'il y a de plus classique se déroule de manière prévisible, avec l'homme qui s'attache à ceux qu'il doit dénoncer, mais la suite devient très intéressante: Martin Ritt laisse planer un voile d'ambiguïté sur le personnage de Richard Harris, et sur sa réaction face au poids de la trahison sur sa conscience et la perte de son amour.

The Molly Maguires fait partie de ces films qui marquent par son lyrisme et sa façon d'aborder majestueusement des thèmes classiques. Porté par des acteurs géniaux, un grand moment injustement oublié du cinéma.

8/10



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  • Le Point Critique
  • : La longue élaboration de ce blog de critiques cinématographiques est le témoignage de ma passion pour le Septième Art. J'écris ces critiques davantage pour partager mon point de vue sur un film que pour inciter à le voir. Ainsi, je préviens chaque visiteur de mon blog que mes critiques peuvent dévoiler des éléments importants de l'histoire d'un film, et qu'il vaut donc mieux avoir préalablement vu le film en question avant de lire mes écrits.
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  • Depuis très jeune, l'art est omniprésent dans ma vie: cinéma, musique, littérature... Je suis depuis toujours guidé par cette passion, et ne trouve pas de plaisir plus fort que de la partager et la transmettre aux autres.
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